samedi 8 septembre 2012

"... et qu'avez-vous fait ?
vous avez rêvé pendant ce temps-là ?
de quoi avez-vous rêvé ?
dites-moi tout, car je ne peux supporter
de ne pas tout savoir"


"au risque de vous décevoir, je n'ai pas rêvé.
mais peut-être seriez-vous heureux d'apprendre
que si j'avais rêvé (et si j'avais le choix)
j'aurais rêvé d'un train,
un train qui semble n'avoir ni début ni fin,
(il ne faut d'ailleurs pas chercher à le savoir).

Voilà. nous avons là le début de notre histoire.
il y a train. un train sans début, ni fin.
on pourrait y ajouter un peu de bruit (le crissement des rails, les cahots des wagons) et peu de paysage (tantôt beau, tantôt plat et ennuyeux). Un train donc, filant invisible comme le vent, se faufilant de vallée en vallée.
Puis après avoir décrit tout cela, faire intervenir discrètement une présence humaine : le cri d'une veste froissée, la nuit qui tombe, des jambes croisées.


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