lundi 12 novembre 2012

Je dois me réveiller d'un court sommeil ; à travers la vitre Securit se dessine la forêt dans sa décomposition d'automne, se rhabillant pour l'hiver imminent ; parures légères faites d'ocres et de verts tardifs, laissant déjà découvrir son squelette de branches silencieuses.

Où se rendent donc chacun de ces voyageurs immobiles du lundi après-midi ?

Dans la rumeur sourde du train numéro 3344, voiture (x), siège (y), un homme passe le chapeau à la main, et cherche visiblement à prendre place, balayant un horizon incertain.
Je me plais à penser qu'il est monté dans le train en marche, au milieu de la vallée.

(à suivre)

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