lundi 8 juillet 2013

La nuit tombe et tout le monde s'en fout.
Il faut rentrer, vite, semble hurler la foule des passants, sans un bruit.
Le bus est arrivé à son terminus.
Le chauffeur est descendu, abandonnant le véhicule - les enfants ne sont pas arrivés à destination, il faut faire demi-tour, reprendre la route.
Il est trop dangereux de faire machine arrière, alors, prenant la place du machiniste, elle se rend compte qu'il s'agit d'une impasse.
Descendre, marcher, longtemps. Les enfants doivent être restitués à leurs parents, cartable au dos.
Elle a connu ces enfants autrefois.
Elle les a si bien connu qu'ils ont fini par prendre les traits de son visage, ses expressions, manger dans le creux de ses souvenirs.
Ils sont si bruns. Si beaux.


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