Feuille volante #2


L’heure est inhabituelle, les rues peinent à voir quelques passants glisser sur le bitume. Le soleil déjà trop bas cherche à disparaître derrière les buildings, sans émotion. C’est l’heure où je décide, parce que je n’ai pas d’autre but alors, de franchir le portail qui enserre les marches de l’église.
Le temps est précieux. Je le laisse pourtant filer.
Une journée magnifique s’est abattue sur la ville, et mon corps pourtant m’a laissé entre les murs de mon appartement.
J’ai écris quelques mots, j’en ai traduit d’autres - sentant que je devais m’arrêter ici, insister là - et puis, et puis.
L’église était déserte.
Il n’y avait pas de bougies à vendre, à poser, à allumer face à quelque saint étrange et silencieux.




Octobre (2011), je crois.